Actualités

Bon Bon

BON BON, RETOUR AUX ORIGINES

Image

Qui a dit que la haute gastronomie était guindée ? A l'époque, peut-être... Aujourd'hui, c'est de moins en moins le cas. Dans son restaurant installé à Woluwe-Saint-Pierre, le chef doublement étoilé Christophe Hardiquest le prouve chaque jour. Dans l'assiette - nous y reviendrons -, comme en cuisine et en salle. Chez Bon Bon, on mange dans un vaste et chaleureux salon avec vue sur une gigantesque cuisine toute de noir et blanc vêtue derrière laquelle grouillent une quinzaine de femmes et d'hommes dans une symphonie silencieuse parfaitement orchestrée par le maître des lieux. Le chef surveille tout, recale une entrée, en améliore une autre, envoie le reste à mots pesés mais fermes.

En salle, nœud papillon noir et baskets blanches de rigueur, les serveurs distillent commentaires et conseils gastronomiques à une clientèle particulièrement détendue, surtout celle au premier rang — carrément installée sur le bar en prise directe avec le chef, fort sollicité d'ailleurs. Il est loin le temps où le grand chef toisait sa clientèle d'un œil condescendant, venait juste serrer une louche ou l'un ou l'autre de ses meilleurs clients. Aujourd'hui, le spectacle est soigné jusque dans ses moindres détails, le client est au centre de toutes les attentions.

Ce créneau, Christophe Hardiquest le pratique au quotidien : donner de sa personne, exiger le meilleur de son équipe, travailler les meilleurs produits et, depuis peu, revenir auxorigines. Les origines, le chef sanpétrusien le décline dans un concept mûri depuis deux ans déjà et justement baptisé Bon Bon... Origins.

 

"Ce concept est né du constat quela globalisation de la gastronomie internationale s’accélère. Ma crainte devoir un jour les mêmes produits, les mêmes plats servis dans tous les restaurants étoilés à travers la planète m’a poussé à agir à mon échelle pour essayer de contrer ce mouvement”, commente Christophe Hardiquest. Comment ? En proposant des grands classiques de la cuisine belge mais “travaillés sous un éclairage contemporain et nouveau”.

 

Dans l’assiette, le résultat est juste bluffant. Le tour de Belgique gastronomique offert par Bon Bon nous a promenés le long de la côte belge avec ce gendarme (hareng saur) qui tient debout tout seul, cette tomate crevettes qui ne ressemble en rien à ce que nous proposent les établissements de bord de mer ou ce boudin blanc de la mer (photo) et sa purée d’algues; nous a ramené sur la terre ferme avec cette carbonnade flamande (photo) et son jus de Faro (Cantillon); nous a promené dans Bruxelles avec ce sorbet à la Kriek Cantillon, cette tartelette choco à manger... avec les doigts.

Alors, trop guindé les deux étoiles ? Certainement pas.

 

“Mon objectif est de casser les codes. Je continue à m’amuser, si je ne m’amuse plus, j’arrête”,

 

appuie le chef bruxellois, prouvant par là que la haute gastronomie se marie parfaitement avec la cuisine populaire.

Par contre, pour vivre l’expérience Bon Bon, il faut un sacré budget. Le menu deux services (à midi uniquement) s’affiche à 75 euros par personne, la valse à cinq temps pousse jusqu’à 185 euros pp, 260 avec l’accord vins et les accompagnements. Ça monte clairement dans les tours mais l’expérience est tellement époustouflante qu’elle mérite d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Chez Bon Bon naturellement.

 

Mathieu Ladvèze - La Dernière Heure Mag

 

Guide Michelin
  ETOILES 20ETOILES 20
 
Gault & Millau : 19,5/20
 TOQUES 20PXTOQUES 20PXTOQUES 20PXTOQUES 20PXTOQUES 20PX  
 
TABLES 75PX

© 2018 - Réalisation IMPACT 360

Inscription à la newsletter bon bon

  

 

 

Search